L'ennui est presque un art

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a écrit ce message le : Dim 24 Mar - 14:34
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Kei soupira. Il avait passé la matinée à se battre avec les cartons contenant le matériel qu’il avait commandé. Entre les erreurs de livraison et les bons cartons, il avait passé le reste de son temps à tout ranger dans les étagères de l’infirmerie. La matinée avait été terriblement calme. L’infirmerie n’avait pas vu l’ombre d’une âme depuis un petit moment. Les gens n’étaient donc pas malades? Pourtant. Dès qu’une personne attrapait quelque chose de contagieux, tout le complexe d’Hayasaki semblait y passer! Mais aujourd’hui, rien… Résultat, Kei avait été obligé de faire ce satané rangement une bonne partie de la journée. Il détestait faire du rangement. C’était d’un chiantissme à faire! Mais voilà, quelqu’un devait bien s’en charger.

L’infirmier avait cependant finit par abandonner l’idée de tout ranger en une seule journée. Il détestait faire du rangement, mais il détestait encore plus ce calme plat à l’infirmerie. C’était… vide. Complètement vide. Trop vide. Bref, la journée était ennuyante, jusqu’à maintenant. Kei s’installa à un petit bureau et consulta les quelques dossiers qu’il avait besoin de mettre à jour. Rien de bien long à faire. Il s’était déjà occupé de quelques dossiers quand un grand fracas à l’extérieur attira son attention. Déposant son crayon, le jeune homme se leva rapidement, cherchant la source de l’horrible bruit. Ça venait de l’extérieur ou encore du couloir? Il n’aurait su dire, sur le coup. Il pointa le bout de son nez hors de l’infirmerie.

« Eh oh? Il y a quelqu’un? »

Aucune réponse. Bah! C’était probablement un des élèves qui avait fait des siennes. Passant une main dans ses cheveux, il soupira.

« Personne… c’était probablement mon imagination… »

Laissant la porte de l’infirmerie ouverte, Kei retourna s’asseoir à son petit bureau. Il jeta un coup d’œil au petit aquarium qu’il avait installé dans la pièce. Yachiru y dormait paisiblement… Mais ça amusait Kei, d’avoir installé cela ici. Si les visionnaires arrivait à voir le petit axolotl rose, les pauvres étudiants sans ce don, eux, n’y voyait qu’un simple aquarium bien vide! Un esprit avait-il réellement besoin de dormir? Le jeune homme haussa les épaules. De toute façon, qu’il en ait besoin ou pas, ça ne changerait pas grand-chose. Cette bestiole partageait son quotidien depuis tellement longtemps que ce genre de question ne lui semblait même plus existentiel. Si Yachiru dormait réellement, tant mieux, il était alors moins casse-pied et s’il ne faisait que semblant, eh bien… il était juste moins casse-pied aussi!

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a écrit ce message le : Mar 26 Mar - 16:21
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Coup droit. Revers. Revers. Coup droit. Revers.
C’est mon début d’entraînement habituel. Y a presque personne à cette heure-ci de la matinée, et sûrement pas en weekend. Mais pour moi, c’est parfait, comme ça, je me ferai pas embêter par des petits idiots ou des petites idiotes qui s’amuseraient à courir n’importe où près du complexe sportif. Je m’entraîne seule, devant mon mur, j’augmente la cadence, la vitesse de la balle, les allers et retours, je force mes jambes à s’habituer au rythme, je régule ma respiration, je me concentre. Comme tous les matins depuis trois ans.

Je continue pendant encore une bonne vingtaine de minutes, je m’arrête et je recommence. J’augmente encore et toujours le nombre d’allers et retours, j’aime cette sensation de vitesse, j’aime sentir l’air frôlé mon front en sueur, j’aime entendre le rebondissement de la balle contre le mur, j’aime le crissement de mes baskets sur le sol. Y a qu’à travers le tennis que je me sens vivre et au mieux de ma forme. Vraiment.

Gauche. Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Faux mouvement, je trébuche.
Et je tombe comme une merde.

« OOOUUCH ! »

J’ai laissé échapper ma raquette qui est allée s’échouer à l’autre bout de la salle et la balle passe près de moi, en faisant de petits bonds. J’enveloppe ma cheville droite de ma main et tente de la masser pour en évaluer la douleur. Le résultat ne se fait pas attendre :

« AAAH BORDEL CA FAIT HYPER MAAAL ! »

Bordel, quelle poisse ! Je fais comment maintenant ? J’suis pratiquement sûre qu’il y a personne dans les environs qui pourraient aller appeler un infirmier ou un truc du genre… Faut tout faire soi-même ici, c’pas possible, bordel. Alors, j’ai pas le choix, je commence à ramper comme un pauvre vers de terre jusqu’à atteindre le mur près de la porte de sortie, je me hisse comme je peux, c’est-à-dire, comme une attardée, et j’essaie de marcher comme ma cheville me le permet, en me tenant aux murs. Bordel, que ça fait mal ! Soit je me suis fait une déchirure de je-sais-pas quel tendon, soit j’ai une entorse. Dans les deux cas, c’est la merde.

J’y suis. J’y suis presque à cette putain d’infirmerie qui se trouve à des milliers et des milliers de kilomètres du complexe sportif. Sérieux, soyez intelligents dans la conception de votre bahut non ? Mettez l’infirmerie près du gymnase, bordel. Soyez logique les gens ! Il me reste plus que ce mur a contourné, quelques pas encore et je serais enfin sauvée. Plus que quelques pas, plus que quelques pas… Et je trébuche une nouvelle fois.

« RAAAAAAAAAH !
- Eh oh ? Il y a quelqu’un ?
- Ou… Oui... »


C’était l’infirmier ! Là, à l’instant ! Mais bordel, il m’a pas entendu ! J’ai essayé de retenir un autre cri de douleur alors j’ai fait que souffler mon « oui » misérable. Tant pis, je rampe jusqu’à sa porte maintenant. Pas le courage de me lever encore une fois.

« Monsieur, monsieur, monsieeeeeeeur ! A l’aideee ! »

Bordel. J’atteins enfin la porte de ma main, traîne mon corps de toutes mes forces et réussi à passer ma tête par l'ouverture.

« Siouplaîîît, à l’aideee, je meuuurs ! »


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a écrit ce message le : Dim 31 Mar - 16:52
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Kei sursauta lorsqu’une voix l’interpella. La tête d’une jeune fille venait de passer l’ouverture de la porte. Mais d’où sortait-elle, celle-là?! Il venait d’aller jeter un coup d’œil dans le couloir… à moins que… Le bruit, ça avait été elle? C’était possible. Mais quel idiot il venait de faire! Se levant d’un bond, Kei s’approcha à grands pas de la porte, aidant Eden à entrer dans l’infirmerie. Il la fit asseoir sur le premier lit en vue.

« Allons, allons… tu ne mourras pas, quand même… C’était toi tout ce boucan dans le couloir? Bon sang, excuses-moi, je ne t’avais pas vue, juste entendue. J’ai cru c’était encore une mauvaise farce de la part de quelqu’un… »

Kei se sentait mal à l’aise. Comment avait-il pu ne pas la voir, dans le couloir? Et la pauvre Eden semblait s’être bien amoché la cheville!

« Qu’est-ce qui s’est passé, au juste? Tu faisais de la course? Tu es tombée? »

Enfin un peu d’action pour combler cette journée ennuyante à mourir! Enfin... « action »… ça restait relatif. Eden ne semblait pas s’être cassé la cheville non plus. Dans le pire des cas, il la laisserait repartir avec quelques béquilles et un petit bandage! C’était cool d’être infirmier, mais parfois, c’était d’une banalité! Enfin, en même temps, Kei ne se serait pas imaginer retourner ailleurs qu’ici pour travailler. Il n’avait pas l’âme d’un professeur et être concierge ne l’avait jamais vraiment intéressé. Ici, au moins, il se sentait utile malgré tout.

« Tu penses pouvoir retirer ta chaussure que je puisse jeter un œil à ta cheville? Tu arrives à mettre un peu de poids dessus? »

Kei alla à son petit bureau et sortit quelques feuilles vierges. Il revint auprès d’Eden. Il griffonna quelques mots sur sa feuille.

« Tu t’appelles comment, déjà? Je t’ai déjà croisé à quelques reprises, il me semble, mais… voilà… »

Lui et les noms, c’était loin d’être une histoire d’amour. Il pouvait facilement connaître ou reconnaître les visages des gens, mais il passait son temps à oublier comment ils pouvaient bien s’appeler. Eden était ici depuis quelques années, tout comme lui-même. Il était loin de la connaître, mais on faisait vite le tour d’Hayasaki! À force, on finissait par croiser un peu tout le monde au moins une fois.

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a écrit ce message le : Sam 6 Avr - 12:07
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L’infirmier a l’air tellement surpris par mon entrée fracassante. Normal. Les gens normaux entrent par la porte en étant debout, comme des personnes civilisées, et pas en étant allongés sur le sol, comme une vulgaire chenille en agonie. Même s’il a l’air étonné, c’est pas pour autant qu’il reste sur place, à me fixer, non, non, il accoure vers moi, m’aide à me relever – j’aurais pas soupçonné une telle force d’un infirmier – et me fait m’asseoir sur le lit le plus proche. J’étouffe un cri de douleur en me mordant les lèvres tout en baissant la tête pour que ça se voit pas, j’suis pas une chochotte moi.

« Allons, allons… tu ne mourras pas, quand même… C’était toi tout ce boucan dans le couloir? Bon sang, excuses-moi, je ne t’avais pas vue, juste entendue. J’ai cru c’était encore une mauvaise farce de la part de quelqu’un… »

Je lui souris, comme pour lui dire que c’est pas grave, que de toute façon, j’étais pas visible de là où j’étais, que j’ai la force du guerrier en moi et que c’est pour ça que j’ai réussi à me traîner jusqu’ici. Foutez-moi un bandage, une pommade, tout ce que vous voulez, et qu’on en parle plus ! C’est qu’une petite blessure de rien du tout de toute manière.

« Qu’est-ce qui s’est passé, au juste ? Tu faisais de la course ? Tu es tombée ?
- Nan, nan, je m’entraînais au tennis au gymnase et puis, j’ai glissé comme une vraie débutante et ma cheville en a salement pris. Quelle galère, j’vous jure… !
- Tu penses pouvoir retirer ta chaussure que je puisse jeter un œil à ta cheville? Tu arrives à mettre un peu de poids dessus ?
- Bah écoutez… je vais essayer voir… »


Alors, je m’approche du bord du lit tandis qu’il s’éloigne vers son bureau, m’appuyant sur mon pied valide, le temps de me préparer à une éventuelle douleur de la mort qui tue. J’appuie un petit peu sur mon pied droit, rien. Encore un peu plus, seulement une petite douleur. Encore un petit peu plus… ça fait mal. Et pas qu’un peu. Je titube en arrière et me laisse choir sur le lit. Quel malheur…

« Tu t’appelles comment, déjà ? Je t’ai déjà croisé à quelques reprises, il me semble, mais… voilà… »

Je soulève un peu ma tête et le regarde d’un air d’incompréhension. Décidément, les prénoms c’est vraiment pas son fort. Pourtant, je crois bien être venue plusieurs fois, ici, à l’infirmerie. Je rigole doucement, sans aucune intention de moquerie, juste de l’amusement.

« C’est Eden, monsieur ! Vous croyez que ça va prendre du temps avant que je me remette sur pied ? »


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a écrit ce message le : Dim 14 Avr - 16:29
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Du tennis? Aux yeux de Kei, ce sport, c’était presque du sport extrême. On devait courir dans tous les sens d’un terrain relativement trop grand afin de frapper avec un bâton un petit objet rebondissant… Eden pouvait bien s’en être prit un bon coup dur sur la cheville!

« Eden… Oh, mais attend… Eden Lawford, c’est ça? Bien sûr! Excuses-moi, ton nom m’avait échappé l’espace d’un moment. Et laisse tomber les « monsieurs », j’ai l’impression que ça me donne cinquante ans! Kei suffira. »

« Monsieur »… elle l’aurait connu quelques années plus tôt et jamais elle ne l’aurait appelé ainsi! Kei grimaça. Monsieur… Bon sang que ça sonnait… vieux! Le jeune homme soupira faiblement. Il lui semblait loin, le temps où il avait été un élève, ici!

« Le temps que ça mettra à guérir, ça va dépendre en grande partie de toi, Eden. Tu as une bonne enflure, mais je ne pense pas que se soit cassé. Par contre, évite de marche dessus. Et le tennis et la course, c’est finit pour un petit moment. Je crois que je vais te donner quelques cachets à prendre, pour faire diminuer l’enflure… ainsi qu’une paire de béquille. »

Et les béquilles, elles étaient où, maintenant? L’infirmier se dirigea vers un petit placard, l’ouvrit et se mit à chercher. Rien ici. Il chercha pendant un bon moment, sans rien trouver. Pire encore, son horrible petit axolotl-esprit venait de ficher le camp de son petit aquarium dans le coin de la pièce. Kei aurait pu parier que c’était l’un de ses nombreux mauvais coups.

« Yachiru, bon sang… comme si c’était le moment de faire des bêtises… » soupira-t-il, se passant une main dans les cheveux. Il prit un petit contenant de cachet et le lança à Eden : « Tiens… tu en prendras tous les jours, matin et soir, jusqu’à ce que l’enflure et la douleur aient complètement disparu. Mais dis-moi… jouais-tu seule, au tennis? Ne me dis quand même pas que tu t’es traînée ici du gymnase à ici…? »


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a écrit ce message le : Lun 22 Avr - 16:14
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Je ris encore un petit peu lorsque l’infirmier se souvient enfin de mon prénom. Il est adorable quand il se reprend comme ça, il ressemble tellement plus à un grand-frère, dans le genre bienveillant, pas trop relou, un peu maladroit peut-être, plutôt qu’à un étranger totalement austère et aigri qui vous donne des cachets et des pansements pour ensuite vous faire comprendre qu’il ne veut plus de vous dans son espace vital. Mais n’empêche, ça me fait quand même bizarre de l’appeler par son prénom. Mine de rien, appeler quelqu’un par son prénom, ça de quoi réduire la distance entre ce quelqu’un et nous. Mais de toute façon, à force de fréquenter l’infirmerie, je vais bien finir par sympathiser avec lui. Qui sait, avec un peu de chance, il me laisserait dormir ici, en cachette, lorsque j’aurais envie de sécher certains cours ? Je hoche alors la tête en souriant de toutes mes dents. Si ça peut lui faire plaisir ! Je l’écoute ensuite me faire son discours habituel, comme à chaque fois que je viens avec une blessure. C’est gonflé mais c’est pas cassé, tant mieux, faut que j’évite de trop faire appel à ce pied-là, faut que j’arrête pendant un moment le sport, des cachets à prendre, etcetera. Et une paire de béquille. PARDON ? Une paire de BEQUILLES ? Je déteste les béquilles. J’arrive jamais à marcher correctement avec, c’est horrible. Et c’est chiant. Je grogne mon mécontentement et fronce les sourcils. Mais c’est pas ce qu’il va l’empêcher d’aller les chercher… Il fouille dans le placard et regarde dans les endroits alentours après ne pas les avoir trouvés à leur place initiale. Est-ce que ça voudrait dire qu’il n’en a pas ? Enfin. Je dis que je n’aime pas les béquilles mais je dois avouer que ça aide à tenir debout tout de même… Alors j’aimerais bien qu’il en trouve une au moins, quoi. Et puis soudain, un son provenant du petit aquarium devant moi attire mon attention. On aurait dit le bruit d’une pièce jetée dans l’eau ou celui d’un poisson qui en sort, je sais pas trop.

« Yachiru, bon sang… comme si c’était le moment de faire des bêtises…
- Euh… »


Si je me souviens bien, Yachiru ça doit être ce qu’il appelle son « esprit ». Est-ce que ce « truc » se serait échappé ? A en croire ce que Kei dit, ça m’a l’air d’être le cas... J’espère seulement qu’il est pas trop diablotin et qu’il ne va pas s’amuser à me tourmenter. Quoiqu’un esprit ne peut rien me faire, à moi, simple humaine, non ? Enfin, c’est ce que je crois, moi, hein. Du coup, je laisse mon regard voguer du petit bassin à Kei, puis de Kei au bassin. Mais rien. Je zieute à nouveau vers Kei et rattrape de justesse les cachets qu’il m’envoie. Des médocs pour l’enflure ? Je suis pas sûre de vouloir les prendre parce que le problème, de nos jours, c’est qu’au moindre petit bobo, on prend des médocs mais je suis pas certaine que ça soit vraiment sain pour le corps. Et puis, ma mère me fait prendre seulement le strict nécessaire en matière de médicaments depuis toute petite, alors bon. Je range le tout dans ma poche et observe ma cheville qui est désormais bien gonflée et un tantinet rouge même. C’est laid. Et c’est douloureux. La prochaine fois, je ferai vraiment attention à ne plus tomber aussi bêtement. C’est juste… stupide. Je relève le menton vers Kei et lui répond, toujours en lui souriant.

« Ouais, je jouais seule. Toujours. Et puis, à cette heure-ci, et surtout en période de weekend, y a pratiquement personne vers le gymnase, du coup, il a bien fallu que je me débrouille toute seule. Et puis, j’ai la force du lion en moi, haha ! »

Je tapote mes biceps comme pour lui montrer que je suis pas une petite fille toute frêle avec seulement de la peau et de la graisse mais bien du muscle. Et un mental d’enfer. Très important. Par contre, en repliant mon bras pour contracter mes muscles, quelques brûlures au coude se font sentir. Je grimace légèrement avant d’inspecter la partie, voir ce que j’ai.

« Ah oui… Y avait du béton sur le chemin… Du coup, je me suis un peu beaucoup égratignée, vous pouvez désinfecter histoire que je me chope pas une infection ? Ça serait tellement bête. Ah et ! Je crois que c’est pareil pour les genoux... »

Je lui avoue tout ça en riant d’un air gêné, tout en relevant mon short qui m’arrive juste en dessous du genou. Ça saigne un peu, y a de la terre, de petits morceaux de bitume, pareil pour mes coudes, c’est vraiment pas beau à voir.

« Ah et… si j'ai la mémoire bonne, Yachiru, c’est votre « esprit », c’est ça ? »
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a écrit ce message le : Dim 5 Mai - 14:35
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Kei sourit. Oui, bien sûr, la « force du lion »! Enfin, en même temps, cette Eden semblait être une petite dure à cuire. Passer du gymnase à ici avec une cheville en miette et des ecchymoses un peu partout… il fallait un certain cran.

« Un lion légèrement estropié, oui… »


L’infirmier ouvrit quelques placards et sortit plusieurs petites boîtes. Il en observa quelques-uns avant d’en ranger certains.
Le jeune homme jeta un coup d’œil aux blessures de « guerre » d’Eden. Rien de bien grave, mais c’était toujours le genre de truc qui faisait horriblement mal. Kei passa plusieurs petites compresses sous l’eau froide avant de revenir auprès d’Eden.

« On dirait surtout que tu t’es battue contre un mur de ciment qui avait une dent contre toi. Fais attention, la prochaine fois. Et surtout, prends ces cachets contre l’inflammation. Autrement, ça risque d’empirer. Pas que se soit mauvais, mais ça risque de te faire un mal de chien et t’empêcher d’entrer dans tes chaussures. »

Kei tira un petit banc noir sur roulette vers lui et s’assied dessus. Il sortit plusieurs type de bandage des emballages qu’il avait prit dans les placards et en sélectionna quelques-uns.

« Yachiru? Oh… oui. Il était dans l’aquarium, il y a quelques instants… et il a probablement filé en m’ayant caché les béquilles préalablement. Il n’est pas méchant, mais c’est un fauteur de troubles. Si on m’avait dit qu’un jour, je pourrais trouver un axolotl casse-pied… » soupira le jeune homme avant d’ajouter : « Ça risque de chauffer un peu, désolé. »

Son boulot, c’était quelque chose qui lui plaisait énormément… sauf… cette partie-là. Ce n’était jamais bien amusant de faire grimacer quelqu’un. Heureusement, aujourd’hui, un peu d’eau et de savon suffisait pour bien nettoyer quelques plaies.

« Je ne pense pas que ça s’infectera… garde tout cela bien propre et il ne devrait pas y avoir de problème. Enfin, dans le pire des cas, reviens me voir et j’y jetterai un coup d’œil. Et j’aimerais que tu repasses dans quelques jours… enfin, presque une semaine, à vrai dire, pour surveiller cette cheville. Si jamais tu la trouves trop douloureuse ou que son volume ne cesse d’augmente, n’attends surtout pas avant de venir me voir. » dit-il, terminant de nettoyer les plaies de la jeune fille et y installant quelques bandages propres pour éviter qu’elle saigne partout inutilement. « Tiens, ça devrait aller avec… »

Un bruit de verre cassé fit sursauter Kei. Le temps de se retourner, il ne vit l’espace d’un instant qu’un petit bout de queue rose filer entre divers flacons près de l’évier. L’infirmier soupira. Plusieurs trucs se reversèrent dans l’infirmerie avant que l’on entende à nouveau un « Plouf » dans le petit aquarium. Kei n’osa même pas regarder le désastre bordélique que l’esprit avait probablement mis un peu partout.

« Il y a des jours où je me dis que tu as bien de la chance de ne juste... pas les voir... Ça doit te faire étrange, non? De traîner ici avec des gens comme moi qui discutent « dans le vide »... ? »


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a écrit ce message le : Sam 11 Mai - 20:58
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Je contrôle difficilement un rire qui m’échappe, à l’idée de m’imaginer en train de combattre un mur de ciment, carrément gigantesque, méchant, féroce et complètement muté. Ça pourrait être un bon départ pour la création d’un jeu vidéo, remarque. Ça ferait un carton. Ouais, j’en suis certaine. De toute manière, les gens s’abrutissent sur tout et n’importe quoi de nos jours. Je regarde Kei s’affairer près de ses armoires et de ses milliers de boîtes, avant de revenir vers moi. Je soupire à souvent et hoche, malgré moi, la tête comme pour l’acquiescer. Si je veux reprendre rapidement le tennis et mes entraînements, il va bien falloir que j’avale ces cachets. Pas le choix.

J’observe Kei saisir, presque par réflexe du métier, les bandages dont j’ai besoin et je me dis soudain qu’il doit bien s’ennuyer quelquefois tout de même, enfermé entre ces quatre murs, toujours à s’occuper des mêmes blessures, à attendre inespérément que quelqu’un toque à sa porte. Ça doit être bien chiant et bien long comme journée, vraiment. Est-ce qu’il fait des siestes pendant son service ? Parce que moi, c’est ce que je ferai si j’étais lui. De toute manière, la plupart des élèves se portent assez bien ici. Mis à part les cas comme moi mais c’est une autre histoire, ça. Enfin, je pense qu’il mène une vie profondément monotone mais d’après ses dires, il ne manque pas de boulot avec son « alter ego » qui lui joue assez souvent des tours. Un axolotl… ? Ça doit être une sorte de poisson puisque ça vit dans un aquarium. Seems logical. Enfin, je ne sais pas même si je devrais dire que ces choses « vivent » puisqu’à mon sens, ce ne sont même pas des êtres vivants, comme n’importe quel être humain, animal, végétal ou microbien et puis j’en passe.

Je serre bien fort les dents pendant que Kei me nettoie soigneusement et doucement les plaies, ça fait pas si mal que ça, en fin de compte. Et puis, j’aime bien l’odeur de la compresse, en fait. Il finit et me donne des dernières instructions avant que je parte, comme à son habitude je suppose. Enfin, j’espère que j’aurais pas à revenir pour une quelconque blessure ou aggravation totalement idiote. J’attends patiemment qu’il finisse de poser les derniers bandages, une grosse envie de sommeil qui me rend les paupières lourdes, plus lourdes qu’à l’accoutumé, parce qu’avec ce que j’ai vécu en une matinée, je pense que je suis bien vidée, là. Puis, à ce moment-là, une fanfaronnade de flacons brisés se déclenche, me faisant sursauter de peur dans ma semi-léthargie. Je suis des yeux la scène désastreuse tout en soufflant « What the hell… », avant de poser tour à tour de gros yeux inquisiteurs sur Kei et le cimetière de verres cassés qui jonchent le sol immaculé de l’infirmerie. C’est qu’en entendant un son étouffé par l’eau que je comprends ce qu’il vient de se passer. Je crois que ce « truc », il s’ennuie vraiment dans sa « vie », parce que sinon, il ferait pas autant de bêtises, pour sûr. « Oh vous savez… je sais pas c’est quoi le meilleur entre voir les dégâts « qu’ils » font mais ne pas les voir et pouvoir les voir et leur parler. C’est assez flippant quand on voit quelque chose comme ça… » en pointant d’un geste du menton les débris de verres, « et qu’on en connaît pas la raison, haha… Et puis, je pense que je commence à m’y habituer depuis le temps ». Et je ris de nouveau pour dédramatiser la chose. Mais c’est pas pour autant que je vois « ces choses » d’un bon œil. On nous cache des informations. Beaucoup d’informations. Et je dois avouer que ça m’intrigue beaucoup. « Dites… vous l’avez découvert comment… Yachiru ? D’ailleurs, il s’appelle comme ça où c’est vous qui lui aviez donné un nom ? Non parce que vous savez, ça m’est vraiment étranger les alter egos et tout le toutim… Mais sinon, on peut toujours ranger tout ce bordel d'abord ». Je lui souris gentiment tout en m'apprêtant à me lever maladroitement. J'en peux plus de rester assise, j'ai l'impression d'être supra inactive.


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